David POWELL
J'ai attrapé le virus de l'agility en 1998, lorsque ma jeune Nina, terrier gallois encore chiot, m'a expliqué que faire la folle sur un terrain d'agility était beaucoup plus amusant que de faire le carrousel en laisse dans l'espoir de la rendre obéissante... Par la suite, Nina a progressé au point d'être 3 fois championne régionale en 3e degré et championne de France des terriers. Elle a participé à 14 finales nationales avant de prendre sa retraite en 2008. Sa jeune "soeurette", Uranie, a suivi son exemple. Son palmarès comporte 5 titres régionaux et 5 participations à des finales nationales. En 2006, à seulement 3 ans, elle a réussi à se hisser sur la 2ème marche du podium du Grand Prix de France et a participé l'année suivante à l'European Open en Italie. Pas mal pour un terrier têtu avec un conducteur maladroit et aussi cabochard qu'elle ! Maintenant, à son grand désarroi, je passe de plus en plus de temps à juger d'autres chiens au lieu de courir avec elle...
L'idée de devenir juge prend racine un dimanche ensoleillé de mai 2000, à Tarbes au pied des Pyrénées, lorsque j'ai envié ce que je pensais être l'hobby de retraite de celui qui devait devenir l'un de mes formateurs. Comment cela doit être agréable, je pensais, de voyager à travers le pays et rencontrer des gens sympathiques avec leurs chiens talentueux. Quelle vie intéressante et tranquille cela doit être... Maintenant, je connais la vérité. Intéressante, certes, mais tranquille sûrement pas, surtout avec la retraite encore distante de quelques années ! Faisant fi des avertissements des sages, je me suis alors inscrit en tant qu'élève juge en 2003, pour devenir juge stagiaire en 2005, puis juge qualifié en 2007. En 2008, je deviens formateur de moniteurs d'agilité, et 2010, juge-formateur.
En tant que juge, ma philosophie est qu'un parcours doit être logique pour le chien, un challenge pour son conducteur, et à la fois sûr et amusant pour l'ensemble de l'équipe. Le parcours doit être fluide, et permettre au chien de s'exprimer sans l'obliger à être rappelé constamment au pied ou soumis à de brusques changements de rythme ou de direction. Bien sûr, il peut y avoir plusieurs "itinéraires" qui sont tous aussi logiques pour le chien. Le challenge pour le conducteur est de faire en sorte que le chien fasse le bon choix, en adoptant une stratégie appropriée en termes de direction, position, geste et commande verbale. Le parcours idéal pour moi est celui qui permet au chien et à son conducteur d'être en osmose et à moi d'être récompensé par leur explosion de joie en traversant la ligne d'arrivée.
Né : 16 juin 1951, à Londres, Royaume-Uni
Résidence : région Midi-Pyrénées, France (depuis 1972)
Profession : Directeur de Recherche CNRS, informatique
Langues : Anglais (langue maternelle), Français
Devise : À chacun son Everest
Juge d’agility de la SCC